Traduction des résultats principaux du rapport Carbone 2011, publié à la Point Carbon’s 7th annual conference, Carbon Market Insights 2011 in Amsterdam, 1-3 March 2011. Résultats d'un sondage international auprès des participants aux marchés de permis d'émission du CO2.

  • Les évaluations du SCEQE (EU ETS en anglais) sont de plus en plus favorables. Le SCEQE est tenu comme l'instrument le plus efficace pour réduire les émissions dans l'Union Européenne par 49% des répondants, le plus haut chiffre atteint à ce jour.
  • Dans le secteur électrique et l'industrie lourde, 59% des répondants s'accordent à dire que le SCEQE les a ammenés à réduire leurs propres émissions. Ce chiffre est aussi un maximum historique, par rapport aux 54% l'an dernier. Cependant, les réductions causées par le SCEQE sont généralement inférieures à 10% de la baseline.
  • Les répondants du secteur électrique sont ceux qui se sentent le mieux informés à propos de leur allocation de quotas pour la phase 3. Parmi tous les secteurs, la part des répondants connaissant leur allocation de phase 3 "exactement" ou "plutôt bien" est en hausse de 22% à 28%, tandis que le groupe de ceux qui sont «très incertain» ou «n'ont aucune idée» est en baisse de 37% à 25%.
  • Le MDP constitue toujours un marché immature, selon les répondants. Seulement 18% sont en accord avec la déclaration selon laquelle «le marché du MDP est mature.» La part de ceux qui considérent le MDP comme l'instrument le plus efficace pour réduire les émissions dans les pays en développement est de 31%, contre 34% qui sont en désaccord.
  • Plus de la moitié des répondants impliqués dans le marché primaire du MDP disent qu'ils ont investi ou vont investir dans les pays les moins avancés (PMA). Au cours des trois prochaines années, ces mêmes répondants estiment probable que 50 à 100 projets MDP dans les PMA seront enregistrés. (Note du traducteur: A partir de 2013, seuls les CER de projets réalisés dans les PMA seront éligibles sur l'ETS. La Commission n'acceptera plus les certificats de réduction en provenance de Corée du Sud, de Chine ou d'Inde par exemple.)
  • Une majorité de répondants s'attend à restrictions qualitatives supplémentaires dans le SCEQE. Un total de 56% s'accorde à penser que l'UE va interdire des types de projet au-delà des HFC et N2O acide adipique. (Note: A partir de 2013, les credits des projets de réduction d'émissions de HFC-23 and N2O acide adipique ne seront plus acceptés.)
  • En Californie, la plupart des répondants s'attendent à un prix du carbone de 10-15 $/t en 2012. La plupart s'attendent également à des prix variant entre 17 $/t et 50 $/t en 2020. Les participants au RGGI s'attendent à un abaissement du plafond à partir de 2012.
  • Dans le système néo-zélandais, 41% des répondants disent qu'ils sont courts (Note: pas assez de permis). L'enquête ne montre pas d'indications de fuite de carbone causées par l'ETS NZ.
  • Parmi les nouveaux types de crédits proposés, les répondants estiment que les crédits REDD (réduction de la déforestation) sont les plus susceptibles d'émerger à l'horizon 2016. Les crédits NAMAs (Nationally Appropriate Mitigation Action) sont estimés comme les moins susceptibles d'émerger. Les crédits produits par des accords bilatéraux, sectoriels ou domestiques dans l'UE domestiques sont entre les deux.
  • Les répondants s'attendent à un prix mondial du carbone de 31 €/t à 35 $/t en 2020. Ceci est inchangé par rapport à 2010.
  • Une majorité (54%) des répondants s'attendent à une deuxième période d'engagement de Kyoto. Les développeurs de projets MDP sont les plus susceptibles de s'attendre à ce que les objectifs de Kyoto soient prolongés, alors que les émetteurs du Japon et de Nouvelle-Zélande sont les moins susceptibles.