Communiqué tout juste reçu:
Jean-Louis BORLOO, ministre d'État, ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le Climat, et Chantal JOUANNO, Secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, lancent un appel à manifestation d'intérêt destiné à identifier les projets français de démonstrateurs de captage et de stockage du CO2 et d'énergies renouvelables susceptibles d'être financés dans le cadre du dispositif européen NER300. Les projets ainsi identifiés pourront bénéficier d'un accompagnement de l'Etat afin de leur permettre d'accroître leur chance de succès dans le cadre de la procédure de sélection européenne. Les réponses sont attendues pour le 6 septembre 2010, à 10h. L'appel à manifestation d'intérêt et les dossiers de soumission sont à télécharger sur le site de l'ADEME.
ULCOS est un candidat naturel. Le Havre en veut aussi. Je verrais bien un projet de cluster de captage avec exportation du CO2 par bateau. Avantages:
  • C'est un développement naturel du projet CoCate.
  • La dimension internationale plairait à Bruxelles qui autrement risquerait de ne pas vouloir financer deux projets en France, et comme ULCOS est le seul projet CCS sidérurgique au monde il a une priorité haute.
  • L'idée d'une nouvelle centrale à charbon a déjà soulevé une vague d'opposition il y a quelques années, le camp action climat ne va pas faire baisser la pression.
  • D'ailleurs les industriels n'investissent plus trop dans les centrales à charbon ces temps ci.
  • Cela donnerait de la valeur d'option réelle à l'idée d'un pipeline dans le corridor de la vallée Seine: si on peut injecter dans le bassin parisien il y aura déjà des clients pour fournir du CO2. Et si on peut pas injecter on aura déjà des infrastructures portuaires au bout du pipe pour l'exporter.
  • Le Havre c'est un port, un traffic supplémentaire c'est de l'activité économique. Il y a un savoir faire dans l'activité de tanking hydrocarbure/chimie et même un projet de terminal gazier à quelques kilomètres qu'on pourrait peut être amender.