Captage et stockage du CO2, enjeux techniques et sociaux en France.

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mercredi 6 avril 2011

Projet de décret relatif au stockage géologique de CO2

Le projet de décret relatif au stockage géologique de CO2 (et les décrets associés) a été mis en ligne ce jour dans le cadre de la consultation publique préalable à l'étude de ces textes par le CSPRT. Le lien pointe vers le site du ministère de l'environnement dédié aux installations classées, la section CCS est en second après celle sur les feux d'artifices. Elle contient 4 documents: une note de présentation, le projet de décret qui transpose la directive européenne et les deux textes (décrets miniers) actualisés avec les modifications proposées en rouge. C'est très technique, et un peu tard pour intervenir, mais on peut laisser un commentaire sur le site qui sera transmise au rapporteur du projet. Deux clarifications sur la position de l'administration (référence: communication orale du 18 février 2011 à La Grande Arche, Paroi Nord 22N47).
  • Si les tests d'injection ne sont pas concluants, il faudra donner des permis d'émission. Mais dans le cas favorable, le CO2 injecté lors des tests pourrait être considéré comme non-émis.
  • La clause de non-interférence avec les autres usages concerne l'eau potable, l'eau d'irrigation et l'eau pour des écosystèmes. L’arbitrage entre les autres usages possibles d’un aquifère, par exemple géothermie ou stockage d'énergie, s’opère dans le cadre de la mise en concurrence d’une demande de permis ou de concession dans le cadre du code minier.

vendredi 4 mars 2011

Annonce conférence au Palais de la découverte

Présentation de la feuille de route ADEME le mardi 8 mars 2011 à la conférence CO2, enterrer le problème ? du Palais de la découverte. Session spéciale lycéens de 14h à 16h, table ronde avec démonstration de 16h30 à 18h.

mardi 1 mars 2011

À propos des gaz de schiste

Je recommande ce rapport de l'Observatoire des sciences de l'Univers OREME à Montpellier sur "Le gaz de schiste, les questions qui se posent, contribution au débat".

Le texte est écrit pour les collègues scientifiques parce ce qu'il y a beaucoup de mots de 3 syllabes ou plus, comme ressources anthropiques et écosystèmes ou aquifère karstique, pas d'images et une mise en page claire mais à la Word. Toutefois la taille reste raisonnable -- les explications tiennent en cinq pages, le "qui parle" en trois, et surtout contrairement à un magazine télévisuel, l'angle reste scientifique et concentré sur les faits. Pour faire mon opinion, j'aimerais bien trouver l'équivalent sur l'économie de la chose.

Mise à jour du 2 mars: Ajout de l'appel à partenariat de Total pour l'exploration de la zone couverte par le "permis de Montélimar". Ce document de prospection commerciale, publié par Les Echos, explique en quelque pages l'opportunité d'affaire.

lundi 28 février 2011

Annonce séminaire "risques du CTSC" au Havre, 7-8 avril 2011.

Les membres de la Chaire d'enseignement et de recherche Captage, Transport et Stockage du CO2 sont heureux de vous informer que le Séminaire International intitulé "Evaluation et maîtrise des risques de Captage, Transport et Stockage de CO2 (CTSC) : méthodes, pratiques et perspectives" aura lieu du 07/04/2011 au 08/04/2011, à l'adresse suivante:

 ISEL (Institut Supérieur d’Etudes Logistiques)
 Quai Frissard - BP 1137
 76063 Le Havre Cedex
 France
 

La participation est gratuite sur invitation, allez à la page d'inscription.

jeudi 17 février 2011

Vidéo d'AuxerreTV sur PICOREF

Vidéo accompagnée d'un article de Pierre-Jules GAYE intitulé Le sous-sol de l'Yonne va-t-il stocker du gaz carbonique comprimé ?. On voit des grillages, des corbeaux et des têtes de puits emballées dans du scotch.

Une purée d'idées qui mixe le nucléaire, le pétrole, le gaz de schistes et le stockage géologique pour suggèrer in fine que la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine pourrait tomber dans le trou où on injecte le CO2. Le billet de J. Huss qui signale cette vidéo en ajoutant à la sauce le productivisme outrancier, l'obsolescence programmée et la finance en devient hermétique.


Du CO2 stocké dans le sous-sol de l'Aube et de l'Yonne ?
envoyé par AUXERRETV. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

J'en retiens une demande d'information supplémentaire de la part des médias locaux.

mardi 1 février 2011

L'expansion de capacité de génération en Europe en 2010

Je recommande la lecture du rapport EWEA 2010. Factuel il présente bien l'état et la tendance du mix des sources d'électricité en Europe. Voir la montée des énergies nouvelles est hautement satisfaisant pour qui travaille sur le changement climatique.

Sur l'éolien en Europe, en particulier: la capacité de génération installée en 2010 a été de 9,259 MW. Ce chiffre est en baisse de 10% par rapport à 2009. Le coût correspondant est €12.7 milliards. Le marché offshore a augmenté de 51% pour atteindre €2.6 milliards pendant que l'onshore diminuait de 13% mais restait à €10.1 milliards. L'offshore n'a cependant constitué que 9.5% des capacités installées en 2010.

C'est le gaz a installé le plus de nouvelle capacité de génération en 2010 en Europe, 28GW, devant le solaire photovoltaïque, 12GW. En troisième position, l'éolien a représenté 16.7% de la nouvelle capacité installée. L'ensemble des renouvellables fait 41%, soit 22,645 MW sur 55,326 MW. Compte tenu du déclassement de certaines installations, la capacité de génération nucléaire a diminué en 2010 en Europe. C'est aussi le cas pour le fuel. Celle au charbon a augmenté: 4,056 MW ajoutés pour 1,550 MW décommissionnés, et ce malgré l'abandon de nombreux projets.

A moyen terme, le développement du solaire concentré au Sahara me semble sur les rails L'état de la filière ressemble un peu à celui sur le CSC: il faut des gros projets, ça va coûter des sous. Quelques années de retard sur la ZEP peut être, la roadmap est prévue pour 2012 d'après l'état des lieux tiré des actes de la conférence de la Desertec Industrial Initiative". Le DII est un consortium d'initiative allemande, qui semble être concurent de TransGreen ou plutôt l'inverse.

Et pour le plus long terme, beaucoup préfèrent rêver de tours solaires plutôt que de fusion froide. Après le projet allemand à Manzanares en Espagne, 50kW, un prototype de tour solaire à Jinshawan en Mongolie de 200kW vient d'être inauguré en Décembre dernier. Après Enviromission attire des capitaux avec ses plans grandioses de centrale à 200MW, mais j'y crois aussi peu qu'au projet de Green tower en Namibie. Le business plan prévoit jusqu'à huit tours de 1.5 km de haut générant 400MW chacune, cultures irriguées sous la serre, coût de l'électricité garanti à 1.5 cent... et captage-stockage du CO2 pour faire bonne mesure.

mercredi 19 janvier 2011

Densité au dessus des sites de stockage.

Tout le monde sera d'accord pour dire qu'il faut stocker en zone à faible densité, mais peut on définir précisément "faible densité".

En France, la densité est considérée comme "très faible" sous 5 habitants / km² et "faible" sous 30 habitants/km² (Décret no 2005-1435 du 21 novembre 2005 en application de la loi sur la revitalisation des zones rurales). D'après Claremont (2006), le seuil de "faible densité" de population en France oscille selon les auteurs et les rapports entre 10 and 36 habitants / km².

Qu'est-ce que ça donne si on adopte 20 habitants / km² ? En supposant que le stockage-type impacte une zone carrée de 10 km de côté nous aurons tout de même 2000 personnes dans l'emprise. Même si le risque est négligeable à l'échelle individuelle (1 micromort, c'est à dire 0.000 001 probabilité de décès par an), il devient 0.002 à l'échelle collective. Un temps de retour de 500 ans entre deux accidents fataux. Ce n'est pas à moi de dire si c'est acceptable.

Une approche pragmatique des réalités socio-politiques suggère que 20 hab/km² est un idéal de précaution qui sera rarement atteind, pour le stockage en milieu continental (en offshore c'est trop facile). L'étude des cas analogues révèle une acceptabilité sociale des gaz souterrains loin d'être nulle. Le gisement de gaz naturel sous Pau qui ne semble pas gêner outre mesure. Les phénomènes d'émanations de gaz volcanique n'ont pas empêché des villes comme Ciampino et Marino de s'établir à 20 km de Rome. Le GIEC cite même un stockage de gaz naturel sous Berlin (rapport spécial CCS du GIEC). Si on regarde ce qui se passe dans les projets pilotes, à Lacq et Barendrecht, la densité de population est bien supérieure à 20. C'est d'ailleurs une des raisons de l'échec de ce second projet en Hollande, mais on parle plus de 5000 habitants / km², genre la tête de puits entre une barre d'immeuble et l'autoroute. Acceptabilité oui, mais il ne faut pas trop pousser non plus !

Pour les grands projets de stockage, Gorgone et Sleipner sont offshore, In Salah est dans le désert, on doit alors s'intéresser à Weyburn. Et là je dois avouer que je n'ai pas été rassuré: le rapport de projet Weyburn phase I 2000-2004 ne mentionne simplement pas le concept de population humaine. L'analyse de risque ne concerne que la performance de stockage. Pourtant, comme le résumé du projet le rappelle, la ville de Weyburn (pop. 9500 habitants) n'est qu'à 16 km du champ pétrolier. C'est donc avec intérêt que nous allons suivre les développements de l'affaire des époux Jane et Cameron Kerr, qui disent avoir dû quitter leur maison près de Weyburn pour cause de fuite de CO2. Ils ont sorti l'été un rapport d'expert pour dire que d'après l'analyse isotopique des prélèvement, c'est du CO2 injecté...

vendredi 22 octobre 2010

Transposition de la directive CCS

Le Ministère nous informe de la parution de l'ordonnance n° 2010-1232 du 21 octobre 2010 dont les articles 5 à 9 transposent les dispositions de nature législative de la directive 2009/31/CE relative au stockage géologique du dioxyde de carbone. Des textes réglementaires sont attendus pour compléter cette ordonnance. Sur un sujet différent mais intéressant aussi METSTOR, l'article premier du texte ajoute un chapitre entier au livre "information des citoyens" du code de l'environnement. Il ordonne l'ouverture et l'intéropérabilité des SIG publics notament dans le cadre de l'infrastructure européenne INSPIRE destinée à permettre la mise en commun d'informations géographiques et environnementales harmonisées, et leur mise à disposition des parties intéressées via des sites de l'Internet. Extraits choisis: Art. 127.4 I. Ces services tiennent compte des exigences des utilisateurs en la matière, sont faciles à utiliser et accessibles au public par l'internet. et aussi art. 127.7 « Art. L. 127-7. - Les autorités publiques mettent gratuitement à la disposition du public les services de recherche et de consultation par l'internet visés aux a et b du I de l'article L. 127-4. Modulo les "toutefois", "sous réserve" et les "tiennent compte de" évidement.

lundi 18 octobre 2010

1st BECCS conference wrap-up

La Biomass Energy with Carbon Capture and Storage (BECCS ) est une promesse technologique hybride issue du mariage entre madame l'énergie de la biomasse et monsieur le captage-stockage du CO2. Ce couple a du potentiel:

  1. C'est la perspective la plus proche pour avoir des émissions négatives, et donc réaliser des trajectoires de concentration de gaz à effet de serre de type "overshoot".
  2. Il pourrait débloquer le CCS dans le CDM en intéressant le Brésil: jusque là ce pays s'opposait à ce que le CCS entre au CDM, mais comme il a de grandes unités de bioéthanol il pourrait facilement capter beaucoup de CO2. Besoin d'action: développer une méthodologie pour comptabiliser et créer des CER.
  3. La filière biomasse a bien intègré la contrainte de durabilité et en conséquence la BECCS pourrait apporter un côté "vert" au CCS qui améliorerait son image.

Mais le BECCS a aussi des difficultés spécifiques. Étant entre deux chaises, il n'a pas de lobby propre, la Joint Task Force est en cours de lancement, donc peu de visibilité à Bruxelles. Pas d'instruments incitatif dédiés, on subventionne déjà la réduction d'émissions, le CCS et l'agriculture: je me demande si c'est économiquement rationnel de croiser une quatrième couche d'incitations spécifiques ! Il faudrait quand même a minima veiller à ce que la BECCS soit mentionnée dans les documents de stratégie énergétique.

Il y a aussi un problème d'échelle: une distillerie à 100.000 t de CO2 par an justifie difficilement le creusement un puits d'injection à 1M€ + captage, transport, monitoring. Ce qui fait que même si la capture est bon marché, les projets ne sont pas rentables en Europe, et au Brésil il n'y a pas l'ETS.Le positionnement est aussi peu clair parce que l'énergie de la biomasse est aussi un concept assez large, rien que dans les biofuels au delà de l'alcool il y a le diester qui ne produit pas de CO2, et en génération suivante l'hydrogène et les algues; le BECCS n'est pas stratégique pour tous les acteurs.

Pour avoir de la visibilité il faudrait un démonstrateur, et là encore on ne sait pas trop si la BECCS c'est une variante de la CCS ou si c'est un plus de la BE. Dans la première optique, on verrait bien la CCS sur centrale électrique à biomasse. Dans les installations à lit fluidisé pressurisé ce n'est pas trop compliqué de brûler un mélange charbon + granulés de bois (note de recherche: il y a une valeur de la flexibilité à évaluer ici !). Electrabel en fait quelques centaines de MW, et à terme E-On veut utiliser le bois pour 10% de ses 23GW. L'optique alternative serait un projet non-électrique sur une distillerie par exemple. Mais il faudrait se placer dans un cluster industriel où un gros projet CCS est lancé par ailleurs (ou alors sur le trajet du pipeline).

vendredi 15 octobre 2010

1st BECCS conference day 2/2 report

Tim Dixon, IEAGHG

Biomass CCS regulation and economic incentives opening keynote

The need: future emission scenarios may require negative emissions. BCCS the only technology option large-scale and near-market. Highlighted in GHGT9 conclusions as a research need.

References: IEAGHG Report 2009/9 on technico-economic evaluation and IEAGHG ECOFYS study on global potential.

Include in carbon markets: ETS (EUAs), JI (ERUs), CDM (CERs) et in IPCC GHG Guidelines AAUs

  • Selon la directive ETS 2009 on peut donner des EUA gratuits au BCCS hors électricité (art. 10a). Mais 100% biomass combustion hors de la directive (annex 1.1). Mais on peut donner des EUA aux activités spécifiques pas prévues à l'origine par l'ETS (art. 24a), mais il faut que le govt demande à Bruxelles pour chaque projet et c'est pas testé -> incertitude.
  • JI - pourrait marcher en bilatéral.
  • CDM - ça pourrait marcher pour la biomasse, mais le CCS reste en négociation. Néanmoins le Copenhagen CMP5 invite à proposer de nouvelles methodologies de réduction nette (FCCC/KP/CMP/2009/L.10, paragraph 33). Il faut toutefois blinder les contraintes de développement durable de la biomasse. Une perche pour intéresser le Brésil au CCS dans le CDM ? (il y a là une question de recherche)
  • IPCC GHG Guidelines 2006 volume 2 - Comprend un chapitre entier sur le CCS, et spécifie que le BCCS peut être compté en émissions négatives. Mais cette édition pas encore adoptée formellement, et ce paragraphe jamais utilisé par personne.

Conclusion: Policy, regulations, and incentives have been developped so far without Biomass CCS in mind. Policymakers' awareness and information levels needs to be increased. Engineering and economics studies are not sufficient, now we need projects.

Francisco Ascui, U. Edinburgh

BECCS in carbon markets: challenges and opportunities

The GWPs are exchange rates for gas mitigation markets. They were revised between SAR and AR4: methane went from 21 to 25 for science reasons. And they also depend on policy choices such as time horizon: methane goes to 72 if looking only on 20 years. Plus there are alternative metrics, temperature potential.

The time horizon question also determines if 1t of CO2 not emitted is the same as 1t of CO2 captured from the air and stored. According to Kyoto Protocol, Annex 1 countries must account for ARD: Afforestation / Reforestation and Deforestation. Additional activities may be included voluntarily. National accounts is credited with Removal Units RMUs. Non annex 1 countries may get credits for A and R under the CDM, but the credits are TEMPORARY. These are not the same as regular CERs. According to the Voluntary Carbon Market, the Standard (VCS) allows AR to create permanent credits, but they are not all released upfront.

There is a cap on AR projects in the CDM, 0.6%of CERs and it has been reached, for 0.5 MtCO2-e/yr (15 registered projects). 1 JI. The voluntary market for Afforestation and Reforestation is much larger: 10.4 MtCO2-e in 2009, 24% of market share.

In the EU ETS, CO2 emissions are a liability wich is removed either if it comes from biomass or if it is captured and stored. But you can't remove a liability twice ! Options 1/ Net off at plant level could work for co-firing plant as long as %co-fired + %CCS < 100%. Option 2/ Net off a the portfolio level (pooling) could work for the majority of generators, fail for biomass IPP. Option 3/ is net off at the sector/country level. Option 4/ is provide extra EUAs for stored bio-CO2 via a special reserve, this is fungible but upfront reserve allocation creates uncertainty, and it's a zero sum game the reserve has to come from somewhere unless the country can account for the negative emissions. Option 5/ is to create a new class of BECCS credit, this requires change to existing regulation

Conclusion: Start with 1 as an unexpected interpretation of existing regulations, make do with 2 if necessary. Help policymakers already to think about 5.

Remarque: justement, le ministère attend les commentaires sur la transposition de la directive CO2.

Elvind Hoff, Bellona

Incentivising ECCS

Présentation en Flash. Continuité graphique de l'affiche, parcours en 2D.

Post 2012 Kyoto and UNFCCC are toasted as the main vehicle for mitigation.

Pour les 10 prochaines années, peut marcher avec l'ETS: sur l'article 24a, c'est la commission qui approuve les projets (pas besoin de majorité des EM) et elle a dit qu'elle attendait les propositions. Si un EM veut donner des EUA à un projet BECCS sur son territoire, il faut demander à la commissions au titre du 24a, et prendre sur le stock national d'EUAs alloué.

Sur le "BIOMASS CCS STUDY" de l'IEAGHG, il montre que les CCS devient rentable pour une co-fired PC à 50€/tCO2, pour une 100% biomass à €67. Concernant les effets d'échelle, il n'y en a pas dans la génération avec la biomasse, mais il y en a dans la CCS. Il y a peut être un optimum économique vers 250 MW, le passage à l'échelle n'est pas évident. Nouvelle génération du BECCS power: algues, bioréacteurs, eau de mer, désert ensoleillé ?

Incentives to close the gap between EUA prices and CCS costs. Idea 1: carbon price tax to insure a floor on the EUA. Idea 2: CO2/kWh emissions performance standard. These penalize fossil generation. Idea 3, adopted in UK: CCS levy, redistributed to the industry. Idea 4, proposed by NL: Bonus-malus system. An improving perfomance standard, those above pay to those below it's proportional but inside the power sector. BioCCS would benefit

Conclusion. Can BECCS just stack up the incentives for bioenergy with the incentives for CCS, or do we need a specific instrument ?

Q: These talks are about bioCCS in power generation, but biofuels are a more effective means of using the biomass. There are regulations for producing biofuels too. A: CCS levy is more compatible with non-power than bonus-malus system.

Olivia Ricci

Providing adequate incentives for BCCS

Long term potential, early opportunities with sugarcane ethanol, costs of small scale, no incentives today. Compare instruments qualitatively and quantitatively (with a GE model, but this is PhD work not finished yet). Effectiveness in technology adoption, can CCS and BECCS be achieved with the same instrument? Efficiency: is it least cost to reach the environmental target? Market based (taxes, subsidies, tradable permis) vs. command and control (technology, performance, emission standards).

  • CCS Standard. Can be imposed as a technological obligation, as an unitary emission limit (performance) or as a minimum capture level. Effective for CCS, but no incentive to co-fire biomass and does not apply to non-power sectors.
  • Subsidies. Can help investment (adapted for demonstration projects) or emission reduction (appropriate for long term, visibility). Effective for CCS and BECCS as it's blind to the origin of CO2. Theoretically equivalent to a carbon tax. Efficiency issue: public budget financing. A Biomass subsidy does not target CCS.
  • Carbon tax. The taxable base is key: fossil fuels or carbon content. Efficient to developp CCS, not an incentive for bioCCS. The government has to provide a credit if effective emisions are negative.

Idée: Former des prédictions théoriques d'après les analyses qualitatives et ensuite regarder leur validation économétrique en utilisant la variabilité inter-européenne ou inter-Annexe I.

jeudi 14 octobre 2010

Report on the First international workshop on biomass and carbon capture and storage (BCCS), 14-15 octobre 2010, Orléans, France

Une trentaine de participants, plutôt économistes. Batiment de l'IRD, campus de l'université d'Orléans. Organisé par Xavier Galliègue, Audrey Laude, Olivia Ricci, Renée-Hélène Saliège du LEO (département Droit, Économie, Gestion), avec la collaboration de Bellona Europa et BRGM.

Avertissement: les impressions subjectives rapportées ci dessous n'engagent que moi et non les orateurs.

Tone Knudsen, Bellona

BCCS is big in our scenarios, biomass is the key to carbon negative.

La contrainte de durabilité imposée à la filière biofuels est une réponse politique de la Commission Européenne à une situation de crise, mais il est irrationnel qu'elle ne s'applique pas aussi aux producteurs de biomasse solide.

La Commission d'intéresse à l'énergie de la biomasse "power/heat/fuels" ce qui ignore les autres usages, il faudrait une perspective plus intégrée.

Joris Kornneef, Ecofys

Résultats préliminaires sur le potentiel du BCCS (rapport IEA GHG en cours ?) dans le monde (je crois).

Dans 20 ans un potentiel technique de 8 GJ avec le BIGCCS. Très bons potentiel, mais je me demande quelle est la maturité technique de cette technologie. BECCS competes with BE sans CCS à €20/tCO2.

BECCS electricity competes with other generation at €50/tCO2 si il y a une supply stable et économique. Mais le modèle prend il en compte la supply chain amont: intrants terre, soleil, eau, NPK et CO2 qui sont des facteurs de production potentiellement limitants ?

Florien Kraxner, IIASA

Le Global Forest Model "G4M" simule la forêt (donc l'offre de bois) mondiale en intègrant tous les facteurs y compris environnementaux et sociaux. Le modèle BEWHERE optimise la localisation des usines de bioénergie -fuels, électricité, chaleur- en Europe en tenant compte des coûts de production, des réseaux de transport, du commerce international possible, des scieries existantes. L'intégration des deux a permis d'examiner le potentiel de la biomasse forestière à contribuer au 20-20-20 en Europe au moyen d'un semis optimalement d'usines de cogénération 100MW unitaires, posées directement au dessus de bassin sédimentaire pour celles qui font la CCS en plus. Résultat: 237 centales, dont 141 avec CCS donnent 24% de l'objectif du 20% d'énergie biomasse. On peut monter durablement jusqu'à 62% en Europe avec 550 centrales dont la moitié avec CCS, pour 8 GJ par an. Conclusions: En Europe la forêt seule peut faire une bonne partie de l'objectif, mais si on respecte ses autres usages il faudrait importer de la biomasse pour aller au bout. Dans le monde, si on en met quelques centaines d'usines sur chaque continent, ça fait un potentiel mondial de 1.5 Gt CO2 évités.

Sabine Fuss, IIASA

Role of BCCS in robust energy portfolio.

Considérations générales genre BCCS permet la capture, donc les trajectoirs de concentration de CO2 en cloche, l'overshooting. Modèle de portefeuille utilisant la Conditional Value at Risk (CVaR) comme mesure du risque: la moyenne du coût dans le X-percentile défavorable. Dommage qu'on se perde dans l'exposé de la sophistication mathématique, le traitement de l'incertitude a l'air top: théorie des options réelles, scénarios, Monte-Carlo, LP, 8 generation technologies, CO2 & fuel uncertainty....

Résultats principaux: les investisseurs attendent parce que le prix du charbon pourrait s'avérer moins volatil que celui du gas. L'ignorance augmente les coûts de 50%. Le bio n'est pas adopté sauf contrainte forte.

Les sessions du matin posent plus de questions qu'elles n'en résolvent (marque d'un bon séminaire ?):

  • N'a pas parlé de terre et d'alimentation
  • Et enfin aspects sociaux, est-ce que le BCCS est le faux nez du CCS/charbon ?
  • La compétition biofuels / électricité
  • Technical roadmap pour les générations de feedstock: biomasse bois, cultures, algues, sélectionnées et GMOs et de process de transformation
  • Vision historique du passage de la biomasse traditionnelle à la moderne commerciale
  • État des flux actuels de biomasse, de leur valorisation, place dans les bilans énergétiques
  • Vision géographique différenciée nord/tempérés/tropiques, plantes C3 / C4, commerce international
  • Commerce international: comparaison avec les fossiles, impact de la ressource sur le développement économique, post-Kyoto
  • L'analyse de cycle de vie avec les intrants agricoles/sylvicoles et la collecte.
  • Que vaut l'idée d'obliger les centrales à charbon à co-brûler une petite fraction de biomasse en Europe, sur le modèle du carburant E10. Les centrales sont elles techniquement prêtes ou rétrofittables ?
  • Idée de cycler le CO2 en le retournant aux serres ou aux bioréacteurs

Henrik Karlsson, Biorecro AB

Cie founded in 2007 in Sweden, developping a voluntary market for BECCS. The CO2 offset market was 100B€ last year. Vision: BECCS our way to 275 ppmv CO2.

L'option est supérieure à LULUF & biochar qui sont impermanents et au potentiel limité, et à l'air capture trop chère encore.

Issues are listed in the sustainability analysis by NGO "The Natural Step Intl." -> long list of research ideas.

Challenges, short term: lack of awareness, champions and dedicated RD&D funds. Long term: accounting, costs, market mechanisms, smaller scale than fossil CCS, technological fragmentation from CHP to fermentation.

Opportunities: some low capture costs early on (fermentation), big long term potential, cost savings to reach strict CO2 targets

Scenario IEA: 2.4 Gt de BECCS en 2050. En électrique 52 GW sur 1140 GW équipés CCS, mais dans l'industrie la moitié du CCS.

Swedish point sources: 31 Mton /yr biogenic emissions, 16 fossil. Unlike Norway do don't do fossil ! Most of these sources near the shore and railways. Sweden geology not very good for storage domestically (except at the southern tip), so will have to cooperate with neighbors to go under North sea.

Avg cost BECCS 77 €/t stored in 2020 for 27.5 Mt CO2. Expensive compared to the EUA. But without it the CO2 mitigation cost curve for Sweden starts increasing sharply at 10Mt, into transportation sector costs over €100 €/t. Furthermore, BECCS allows net negative national emissions in 2030: 11.6 Mt EUA can be exported.

Examples: Kansas EOR project with biogenic CO2 in the 2000's (Dubois, White, Carr, Byrnes). We have a working BECCS pilot in North Dakota. Since PCOR and U. North Dakota have already drilled the wells, the ~2000 t/yr project is cheap, only 2M USD, 18 months. Selling these 2000t reduction certificates does not cover up the costs, but we have demonstration plants in Sweden coming at costs ~50 €/t CO2 stored. Ethanol, black liquor gasification in pulp mills. Nth ones should be ~40 €/t CO2.

Impression: Plus clair et mieux argumenté que d'autres interventions académiques, autant techniquement que économiquement, l'enthousiasme visionnaire d'une jeune pousse déforme forcément mais on sait pourquoi.

Jonathan Royer-Adnot, Geogreen

Can BCCS generate a profitable CO2 sink at a sugar/bioethanol plat ? Results from CPER Artenay research project.

Two sources: 1. The bioethanol plant produces 106.000 t CO2 per year in a flow 85% CO2 with 15% H20, O2 and N2. 2. The gas-fired boiler (assume MEA capture, 90%). Compression to 80 bars. Transport in dense phase. Storage at 2250m at pressure 225 - 290 bars. Si on capture que le 1. c'est bien, on réduit 60% les émissions en payant +4% d'énergies fossiles en plus. Si on capture 1+2 c'est mieux, on arrive à CO2 neutre voire légèrement négatives, mais la pénalité énergétique fossile est de 40%. Conclusion: voir pour une chaudière biomasse à la place du gaz naturel !

Analyse économique de sensibilité: injectivité, profondeur, performance technique, aides publiques, prix CO2 en supposant que c'est dans l'ETS. Investissment: 20-60 M€ pas trop chère. Fonctionnement: 91-188 €/t aaaahhh !

-> NG CO2 capture very expensive considering the small volumes at the boiler

-> Storage for small volume is uneconomical, and seasonal injectivity needs to be twice the annual average need (several wells !)

For case 1. cumulated cash flow can be positive, with subsidies and low inflation it's 10 M€, with a large downside risk too.

Capturing 1+2 is never profitable, unless the plant forgets sugar and produces only ethanol. Recommendations: There may be a business case, but look at a larger system, optimize it for harvest seasonality, lobby for BCCS in ETS, find subsidies and investors to share an atypical risk. Remark: value of CO2 = 0.01 value of ethanol, so businesswise it's a neglible fraction of the cash flow. HK says: sell voluntary reduction certificates !

Audrey Laude, LEO

Wait or invest in a BCCS project, a real options approach.

Toujours la sucrerie d'Artenay. Coûts de capture de la fermentation faibles, coûts élevés sur la chaudière. Incertitude, coûts irrécupérables, possibilité d'attendre. Résolution par Least Square Method (Longstaff et Schwartz 2001) avec 100.000 Monte Carlo simulations, faster than binomial trees. Capture costs assumed to follow a Poisson process. Discrete time as in Fuss et al. 2009. Scenarios: 1. ou 1.+2. Quantité capturée 45.kt CO2/yr fermentation (Artenay), 100 (double), 400 (Brésil) (+60% si 1.+2.). Prix CO2 lent ou rapide. Progrès technique lent, moyen, rapide, très rapide. Apprentissage tôt ou tard.

Conclusions: Fermentation projects can be profitable soon. Negative emissions are hardly profitable, and decision should be delayed for them. Learning effect on capture delays the investment, but high CO2 prices are necessary. Early learning effect brings the investment date closer.

Conclusion de la session:

Il faut un projet BCCS au Brésil, à grande échelle et avec une chaudière qui brule la bagasse !

Michiel Carbo, ECN

Opportunities for BioSNG production with CCS.

Dit en passant: les collègues sondeurs trouvent que les gens préfèrent le BECCS que le Fossil Energy CCS.

SNG = Substitute Natural Gas. En NL, le gaz fait 45% de l'énergie primaire, 94% des foyers sont connectés. L'EU est déficitaire, la consommation est double de la production. Aujourd'hui 1 MW sng pilot plant in Güssing, AU existante atmais offline. Deux commercial plants en projet en Suède (20 / 80 MW) et en Hollande (4/35 MW) (capacits 2012 / 2016). All based on indirect biomass gasification. We looked at this process: Our MILENA indirect gasifier "proof of concept" 5kg/h and 160kg/h prototype do not need an Air Separation Unit. We have an OLGA tar remover commercially available from 2 to 2000 nm3/h. Next we clean S, Cl, CO2. Next we have a methanation unit. Final upgrading is mostly drying.

We simulated in ASPEN a 500MW sng plant, buying biomass 4 €/GJ and electricity at 0.05 €/kWh (14 €/GJ). The total cost is 13€ / GJ, mostly feedstock and capital costs (NG is ~7.5 €/GJ). BioSNG with CCS is competes with NG at 60€/t CO2 price and with diesel much early on. BioSNG without CCS competes at 125.

Remarks: Capture is cheap, CO2 is separated anyway. CCS retrofit is straightforward. The process is net water producer. Mitigation costs above EUA but in line with FECCS.

Q: LCA for feedstock ? A: Didn't do it. But I would like to see LCA for NG including pipeline leaks from Russia and for coal including methanes in mines. Q: Quality of water produced ? A: Not drinking, but not bad. We have not looked at selling to farmers, have to check the flowsheet.

Antti Arasto, VTT Technical Research Center of Finland

Roadmap for implementation of Bio-CCS in the Nordic countries (connecting technology with policies and targets)

277 point sources > 100.000 t CO2/ an in 2007, including fossil, inorganic and biogenic. Most are on the coastline.

Finland & Sweden have large biogenic sources. Denmark and Norway very few, Iceland none. Sectors interested by bioCCS in Energy:

- CHP Combined Heat and Power. Moderate capacities (small scale), but inland. - Heat production. But smaller scale, need transport/storage opportunities. - BTL and SNG. Interesting see previous talk, recovery of CO2 as a side product 0.5-1Mta. - Plus co-firing of peat and biomass. - In industry: Pulp & paper have largest potential. The P&P industry have 3 sources on the sites: - The recovery boiler. Largest, but technically challenging, the primary purpose is chemical recovery, it needs high availability - Lime kiln. Small potential - Bark boiler. Relatively small scale

Overall, with the TIMES model, total capture is about 15Mt in 2040 for a EUA price increasing to €70, but about 25Mt with bioCCS when P&P enters the game. Roadmap: Start with BTL & SNG at low capture costs during the early 2020's (we have the plans now, but not the investment decisions). Extend to CHP & P&P in the 2030s.

Conclusion: Le gazogène revient.

mercredi 13 octobre 2010

Actualités de septembre

La lettre d'actualités de septembre est en ligne !

lundi 11 octobre 2010

Étape: le CTSC devient un sujet de formation professionnelle.

Le marché de la formation d'entreprise et l'organisation de conférences vient de trouver le CTSC comme sujet porteur. Consultations téléphoniques, invitation à un "Carbon management summit" qui fait comme si le CCS était au CDM. Et puis aussi en France, la conférence de CleanTuesday à La Cantine demain...

jeudi 23 septembre 2010

GHGT-10 le wrap-up

Impression d'ensemble

C'est devenu une grosse conférence qui reste la référence du champ. Le format des papiers de 8 pages maxi est bien, ça force à faire court, on a la place de donner des résultats et c'est vite publié. Ils sont accessibles à https://www4.eventsinteractive.com/iea/rs.esp?id=270025&scriptid=SPPP1 ou sinon aller sur le site de la conférence:

   http://www.ghgt.info/index.php/Latest-News/article3.html

et cliquer sur le lien "Personal session planner". Et surtout je crois que l'AIE a réussi à expliquer à Energy Procedia qu'ils devaient rester en accès libre, c'est important car ça facilite vraiment l'avancée du champ.

Depuis la dernière fois, le thème de l'infrastructure a explosé (cf. billet précédent). Et la BCCS, c'est à dire la biomasse avec capture a gagné son acronyme de respectabilité, à défaut de lettres de noblesse. La capture à partir de l'air s'est bien faite bashée comme trop chère, Herzog a dit "It's nuts !". J'ai trouvé que l'EOR (RAP en français) s'avançait avec un certain air d'opportunisme opérationnel. Toujours par rapport à GHGT-9 (Washington, deux ans déjà !) il y avait aussi une plus grande présence industrielle et commerciale dans les stands de la partie "exhibits", plus de sponsors et des side events tous les jours.

Absence toutefois d'EDF et GDF Suez, peut être parce que E-On était sponsor principal ? Pourtant il y avait des papiers qui calculaient une valeur de la flexibilité dans les centrales électriques CCS, puisqu'on pourra éteindre la partie capture en période de pointe. Sur les scénarios et les modèles énergétiques c'est toujours un peu le même refrain.

Idées de recherche:

CCS projects and democracy in the XXIst post-industrial societies. Les principes intemporels de la gouvernance. Les niveaux de la commune aux nations unies. Les styles de participation. Les cultures locales.

The moral and legal basis for CO2 storage fees.

Assymétrie d'information et aides publiques au CCS et EOR: sont elles vraiment nécessaires, peuvent elles être efficaces ?

Les subsides à la CCS évincent-elles les subventions aux renouvellables (économétrie sur un panel de 25 états membres depuis 1990) ?

Pour le transport en France, Question principale: est-ce qu'il y a des segments qui sont à construire quel que soit les scénarios ?

Questions subsidiaires:

  1. Chiffrer les coûts
  2. Les petits émetteurs. Combien faut il surdimensionner le trunkline ?
  3. La carte méditerranéenne. Pour le PACA, comparer le coût de l'option offshore 100km avec l'option retour sur Pau et celle du retour sur le bassin parisien
  4. Le Havre - Paris. En situation d'incertitude sur l'onshore, est-ce une option intéressante parce que à double sens ?
  5. Intégration du démonstrateur ULCOS, une option transfrontalière ?
  6. Le pôle Nantes, Saint Nazaire, Cordemais est-il condamné au shipping ?

Pour le transport, en général: Opportunité de développer un modèle intégré ? Focus sur la dynamique et le risque !

mercredi 22 septembre 2010

GHGT-10 day 3 - Panel et posters sur le transport du CO2

Panel on "building infrastructure"

filip.neele@tno.nl (voir aussi poster 320) Carte de CO2Europipe en 2030 et 2050. Pas d'optimisation mais source-sink matching. 1200 Mt/yr en 2050. Main backbone Pologne - DE - North sea. 100km par mois posés pendant 30 ans sans cesse. Pour la France en 2050: le CO2 arrive de Lorraine, Dunkerque, PACA et Le Havre vers le bassin de Paris avec des tuyaux de capacités de 16, 27, 10 et 23 Mt/an. Si on interdit l'onshore, tout est ramené sur Le Havre (capacité 2.2, pas beaucoup ?). A court terme en 2030, les corridors sont déjà en place avec des capacités dix fois moindre environ.

Claus Otto, Shell: To build the infrastructure and hub concept, we need to appraise storage sites and think about the composition of CO2 stream with contaminants. Can we use CO2 EOR to kickstart the process, as the US is doing now, see also the Alberta trunkline ? I think it will have a role. But EOR is more oil, so more CO2.

Ger van Tongeren, Rotterdam Climate Initiative: Started 2 years ago. The biggest port in the world with a huge industrial area. CO2 emissions 24 Mt in 1990, 28 Mt in 2009. Ambition is to reduce to 12 Mt in 2025. Some energy savings, some renewables, more CO2 sold to greenhouses and soft drinks. and 20 Mt of CCS. The CO2 pipeline system from Shell refinery and the bioethanol plant to deliver to greenhouses & drinks is already there, 0.6 Mt. We want in 5 years to have a 5 Mton reduction network with a shipping infrastructure and an offshore storage link to P18. In 2025, 15 Mt reduction and other storage locations connected also by shipping. Also delivering to possible EOR customers. Supported by EU and NL, but want more incentives.

T. Woods, Clinton foundation, Clinton climate initiative. Looking back at the other infrastructures building, it's all about risk. Proposes a CarbonNet Co operator entity that contracts out the compressed CO2 supply, the storage capacities. Will involve governement, but needs an exit strategy.

S. Kaufman, ICO2N group: forefront of CCS in Canada. 5 years old, industries lobby (?). Alberta's CCS demon projects all have pipelines and big public funding. Economics of pipelines. 400km, 49 Mt/yr. Build in one phase, $6/t, in two phases, $10/t. Important elements of a CCS network: 1. Build to handle present and future volumes. 2. Allow multiple CO2 sources but reduced EOR/storage locations (validation & liability benefits). 3. Environmental responsibility, minimize lenght and impact 4. Open access or public utility model for pipeline and storage: need a fair price, diffuse criticism of govt picking up winners. 5. Need long term plans

H. Pershad, Elements Energy Limited: consulting company in the UK, authors "One North Sea" study available. Options: point to point, common pipeline, ? , hub and ship. Must balance: Capex, opex, X, risk, disruption. Should large scale pipeline infrastructure be developped around CCS "Demonstration" project ? To go from 1 to 8 large sources near Dover, increase the pipeline cost by 40%, including 30 small sources is a smaller increase. Also did the financial and institutional analysis.

T. Torp. Statoil: We designed a big LPG ship 5 years ago, asian shipbuilder can build it in 1 year or so. Pipelines we know can be done, it's about the operational window for the transport. We even laid Snovhit undersea, operational since 2007, the only pb is to avoid Free Water in the CO2 (so no corrosion). Economics: we design to 80 bars, it's less viscous than water. Big money, but small in front of the capture and injection costs, even if more visible on a map. The UK HSE review concluded it only needed a large scale accident validation experiment, the industry decided to explode a pipeline in the near future.

Q.: The pipeline has to accomodate two conflicting interests on the composition, producers and storers. This challenges the idea of an independant CarbonNet, i think vertical integration upstream or downstream would make things easier. I.e. dedicate the public utility to the specific storage (TW) There are offtaking agreements. Our idea of a clearinghouse (not necesseraly public) is to mitigate part of the risks. (SK) One of the demo goals is to find out which contract model work. We can try 2 or 3 different ways in the next 5 years in Alberta. (GvT) In Rotterdam we asked the different companies to join the network, building one common carrier to enjoy economies of scale. (TT) Previsous comments assume CO2 is pure ! EOR needs are stricter than storage. We could standardise to food-grade, or even higher (German standards). (FN) Needing buffer storage: yes. In EOR there are times when you need lots of CO2 from the provider, after that your recycle. And there are also shut-down times.

Q: EOR in North sea vaporware ! (TT) Yes, 20 theoretical studies. High oil prices don't help because it makes rebuilding the platforms more expensive. Economics are better if one plan on it from the start. (FN) EOR has window of opportunity, you can't hold on forever. But no single company can decide the strategy, government must choose. (GvT) We want to start the demo shipping to an existing platform soon. The EU also has to push. (TT) Engineers prefer large long terms plans, they are cost effective. But decisions will be made by locals. We can operate dozens of small storage pilots for the price of one big pilot plant.

Posters sur les pipelines de CO2

Poster #320 étude CO2 Europipe, cf. supra 1er paragraphe. Noter que l'option centripète est opposée à l'option du poster suivant.

Poster #323 modèle infraCCS par joris.morbee@ec.europa.eu. Un modèle d'optimisation dynamique, sophistiqué (clustering des sources, triangulation a priori du réseau possible). S'intéresse au réseau européen pour montrer l'intérêt des liaisons transnationales (c'est un travail de l'Institute of Energy, Petten, un centre de recherche de la commission). Il compte 19000 km de pipeline en 2050, pour un investissement de 28 milliards d'euro. Injection surtout offshore. Pour la France: le CO2 du cluster Havre/Paris envoyé sur Rotterdam en onshore (capacité 5Mt), celui du cluster PACA est connecté à Bordeaux (capacité 5Mt) puis à Pau (capacité 10Mt). Pour ce segment au sud, on peut se demander

Poster #321, Weihs et al. Examen d'un réseau optimal en tenant compte des émissions de CO2 du transport, mais pas de la géographie (pas dirimant dans le désert de l'ouest australien) ni de la dynamique ni du risque. Une dizaine de sources, une demi douzaine de puits.

Poster #335, Kjarstad et al. Le projet Interreg examine des options pour un système régional qui stockerait sous le bassin du Skagerrak (c'est le bout de la mer du Nord entre le Danemark et la Norvège. Environ 10Mt captable dans un rayon de 100km centré sur la mer, des sources en Suède incluses, et on peut en ramener plus du sud de la Norvège. Pour le réseau le CAPEX est 1.15 milliards d'euros, OPEX négligeable. C'est deux fois plus cher si il faut tirer un tuyau jusqu'à Utsira.

Poster #341: The Alberta Carbon Trunkline. 240km, 16 pouces, 14.6 Mt CO2 / an depuis la zone industrielle au nord d'Edmonton vers les champs pétroliers au sud pour l'EOR. L'état d'Alberta donne $495MMCDN, le Canada donne $63MMCDN.

Poster #338 Jaakkola, Endogenous Formation Of Inefficient CO2 PipelineNetworks. De l'économie mathématique sur une réseau deux noeuds deux sources, et on calcule des équilibres de marché pour montrer que ô surprise ils ne coincident pas toujours avec le first best ! Premier jet d'étudiant encore un peu loin des bonnes questions politiques, à suivre et inviter à présenter au CIRED quand le papier a mûri un peu.

Poster #336 Dr Amy Brunsvold, SINTEF. Case Studies on CO2 Transport Infrastructure: Optimization of Pipeline Network, Effect of Ownership and Political Incentives. Quantifié monétairement, mais le papier serait plus fort si l'étude de "cas" était un vrai cas et pas "trois sources". Pas vraiment approfondi au niveau institutionnel.

Poster #330, Yousefi Sahzabi et al. se sont mis à 4 pour écrire un papier qui dit qu'on peut utiliser un SIG pour étudier les réseaux de transport du CO2. Bouh !

mardi 21 septembre 2010

GHGT-10 day 2 - Capacity building panel, public perception panel

Capacity building

Le panel "Capacity building" a montré l'intérêt de pays G20 mais pas G8. Le représentant des Emirats présente le CCS comme partie d'un panier de projets (l'initiative technologique MASDAR), une démarche top-down pour acquérir un savoir-faire de leadership technologique. The major project is going, we need a regulatory framework to create a market and attract investors. Policy and incentives. Mexico: power sector needs to grow, oil needs EOR. No specific funds allocation for projects. Crisis-driven policymaking ! Need to work on concensus building within the political groups to go beyong programs and plans and put money. Le représentant de l'Indonésie montre des projets orientés par la Récupération Assistée du Pétrole offshore et les avancées légales. Sa priorité est un engagement international sur la réduction des émissions de CO2. Les représentants de la Chine et de l'Afrique du Sud parlent sans transparent, messages plus politiques qu'industriels, avec quand même une grosse différence. Les chinois sont engagés et ont réalisés des projets. Priorité à améliorer la technologie petit à petit, et construire des relations. Les sud africains intéressés et ont une roadmap pour injecter en 2016, et une demo plant en 2020. Priority: regulatory framework, public awareness, partnerships.

Question: CCS et CDM ? Emirates -> le financement est une question surtout régionale, il dépend des conditions locales. Chine -> c'est aux pays riches de se poser la question. Indonesia -> We fully support integrated CCS as CDM projects. Chair->It is not the appropriate mechanism, it has not worked in 5 years.

Question: rôle of IEA ? Answer: Good platform for information sharing and networking. Should look into Intellectual Property issues more.

Public perception and acceptance

Niels Peter christensen, Vattenfall: Onshore storage, critical path to CCS in Europe. Local presence: the longer the better. Be open for debate (open the following day after announcement). Make case for loal politicians to support the project and be reelected. Include into project costs.

N. Sacuta, Canada. CCS and "identify politics". Essentialism vs. constructionism. EOR-CCS communication; Weyburn-Midale no need for a definition of CCS, when parts are broken down (field activities = compression, pipelining,...). Over the last ten years, a best practice manual to transition from CO2-EOR to CO2-storage. CCS as an identity may not have been a positive thing ! We did CCS101.ca to inform the broader audience.

Margaret Kuijper: Public acceptance challenges for onshore CO2 storage "The brutal facts of our current reality". Working on the Barendrecht project compares to being a POW in Hanoi Hilton: you never know what is coming next, nor how is it going to end (story of Jim Stockdale).

Sarah Wade: In the US at least, science information is increasingly filtered through a political lens. Misconceptions spread like viruses, more information is not a cure.

Q: Compensation means recognizing there is risk ? (MK:) They can be seen as shared benefits rather than compensation for risk. Q: Why are we going so fast, can't we continue experiments in deserts ? (MK:) I would like to see depleted fields regulated differently from aquifers, there are less uncertainties. (NPC) Many gas & oil fields are actually trapped atop of an aquifer. Point à éclaircir: Total gave $5M to the city of Jurançon, how many did Shell put on the table ?

Clarification:

Total a bien entendu signé de multiples conventions de mécénat et de sponsoring dans la région Aquitaine depuis des décennies et Total Exploration production France a également une histoire de 50 ans sur ces sites de production pétrolière. Ce projet nouveau de stockage s'est donc inscrit dans un contexte plus global qui voit la fin inéluctable des activités de TEPF à Lacq et sur les satellites d'ici fin 2013 liée au déclin des réserves de gaz. Cette réduction d'une activité "historique" et importante pour la région fait l'objet d'une politique d'accompagnement et d'aide à la re-industrialisation régionale. Il faut aussi noter que l'injection du CO2 a nécessité d'arrêter une production de gaz naturel provenant du puits injecteur certes modeste mais qui représentait néanmoins un revenu direct pour la commune.

Dans ce cadre global et sans qu'il soit fait mention spécifiquement du pilote de Rousse, une convention de mécénat d'un montant de 1,5 M€ a été signée avec la commune de Jurançon pour aider à la réalisation de projets communaux notamment dans le domaine de l'énergie durable (panneaux solaires). Plus récemment, la presse s'est fait l'écho d'une nouvelle convention de mécénat de 5M€ signée par TEPF pour la région. Cette nouvelle convention est à relier à la réduction des activités de TEPF et a d'autant moins de lien avec le site de stockage que le projet de CSC est engagé depuis Mai 2009.

Luc de Marliave, Total, 6/10/2010.

Q; The possibility for brownfield development, cleaning up a legacy of environmental issues. (SW:) I have only seen it in air emissions issues. (NPC) I have seen good reactions around the power plant, where the jobs are. (NS) Greenpeace is against CCS in CA because it extends tar sands. Ironically, CCS in CA will be more with coal plants.

Q: Industries often succeed in siting nasty plants all the time, like windfarms, refineries, landfills. Once CCS has clear commercial values to the Shell of the world, will they go about it as usual rather than as scientific experiments. (MK) In public discussions uncertainties are quickly turned into risks, which are turned into safety risks by the media. I agree that I sometimes wonder if our doing up all the dialogue and concertation does not make people more suspicious. Are we going over the top ?

Q: In Futuregen we involved third parties, geology professors, and turned them around as supporters. Holding a competition also helped. (NPC:) Valid points. The power companies should not be left alone, external participants like researchers and state bodies are extremely appreciated. We should have all the players. In Germany the federal government is shy, we are missing a player in the debates, people remark that. (SW) Yes, outsiders are good (NS) Weyburn is extremely useful, we have 3/4 tour requests a month. Having a body of people across Canada positive on CCS helped with other projects.

Q: People's opposition to the projects are not simply NIMBYs, we need to move beyond and understand why they are against and their questions. Opinion polls are useless, we need dialogue, deliberative approaches, citizen panels. (SW:) Agreed, but carefully. I believe there are communities where we do not need that step, and just give a fee. It is better to abandon a project early.

Q: Opposition to pipelines ? (MK) When Shell delivered CO2 to greenhouses and bottlers we had no problems with the pipeline even in busy areas of the country, but for the pipe to Barendrecht we do, even if it is the same (gas-phase) product and companies.

Q: Myths: CO2 is not a poison, it's an asphyxiant. CO2 is not like nuclear waste. There is no choice, we cannot go directly to renewables. blablabla... (NPC) CCS is sometimes looked too much into isolation. It's important to say that we spend 1 M€ in windmills before looking at CCS. (MK) The NL ministry has been bashed for calling CO2 "not poisonous", it is indeed more dangerous than N2 it acts on the nervous system. Scientists should be very careful, their sentences will be used out of context.

Q: Is political acceptance more important than public acceptance ? (NS) Yes, we are not going forward before the fed. gov. do the laws. But then politics are messy. No regulation until somedy in power decides to bite the bullet. (SW) I think you can't have policy before you have technology.

Remark: Finding one storage takes the time to build 2 gas power stations. There are cases where capture units were contracted out before storage is even looked at.

Q: Informal engagement methods for everyday people in thinking about CCS, one on one interactions ? (SW) In an agricultural community, talking to the feedlot owners association, they understood "it's like a new feedlot, only without manure", then gave us useful advice on how to reach people. It's all in execution. (PA) In a case in Australia, the employees were recoginzed as the first ambassadors. (NPC) Yes it's crucial to go to schools and classes when the teacher invites. There is an obligation to come and talk. People who can give answers. (MK) Important of course, but you cannot force people to come and have discussions, there is a limit. (SW) Scientists can also muddy things up a lot, good teachers speak better.

lundi 20 septembre 2010

GHGT-10 day 1 - technical sessions

Session 1C

La présentation de Shell sur "lessons learned" à Barendrecht. Le projet gagné en Q42008 est actuellement enlisé dans une opposition frontale avec les voisins, ne démarrera pas avant 2013. La project manager a offert un point de vue industriel opérationnel. Elle propose la formule: <blockquote> Acceptabilité: Playing field + Local value + Communication. </blockquote> - Sur le playing field, c'était mieux en 2006 qu'aujourd'hui avec le climategate et l'étalement public des incertitudes sur le stockage. - Sur la valeur du projet pour la communauté locale, il convient de prendre en compte les bénéfices locaux (faibles), les risques et impacts locaux (faibles aussi) et les bénéfices globaux (difficiles à faire valoir). - La campagne de communication est importante aussi, mais ce n'est peut être pas l'essentiel. Voir le papier pour un plan d'action pour le prochain projet: assess the playing field, assess the local value proposition, elaborate a common communication plan with other stakeholders (i.e. industry and authorities together), then one should stop to think and reconsider acceptability feasibility ! Citations "Criticism is the normal way of science but confuses the hell out of ordinary people" "There is always an election coming up"

La présentation suivante a fait une critique des ratés de la précédente. Deux points noirs: - Le public local n'était pas associé à la décision (aucun pouvoir d'influence). - La procédure compétitive de sélection des projets (tendering) nuit à la transparence, donc à l'implication de la communauté locale. Elle favorise l'approche Decide-Announce-Defend. A contraster avec l'approche suivie pour Futuregen où les communes étaient en compétition pour accueillir le projet.

Session 2C

Le travail sur "network analysis" mettait en oeuvre une méthode sociologique d'analyse du discours intéressante. Les propositions des parties prenantes sur le CCS sont codés par domaine d'intérêt (économie, environnement, santé, ... esthétique n'a pas été utilisé) et par tonalité (+ ou -). Après on calcule des pourcentages et des distances entre catégories d'acteurs. Il apparaît que même les parties prenantes parlent davantage en termes de risques que de bénéfices.

La présentationn sur le "Social learning" a proposé une réflexion riche sur la notion d'apprentissage et sur de démonstration basée sur 3 études de cas. Pas encore décanté peut être.

Session 3

3E Ecofys: CO2 is mildly toxic. Our CO2PIPETRANS Recommended Practices are the first standalone guidelines on building a CO2 pipeline. It is a supplement to existing standards, based on existing knowledge and operational experience. We are updating them for GHGT-11.

3C EU-Geocapacity in China. Historique des projets d'estimation de la capacité en europe: GESTCO, CASTOR, GEOCAPACITY, COMET

Geocapacity: full assessment of 21 countries, methods, collaborations included a GIS-based DSS for China

GHGT-10 day 1

Tenth international conference on greenhouse gas control technologies. RAI conference center, Amsterdam, 20-23 Septembre 2010

C'est un retour dans la ville de la 1e conférence de la série, 18 ans après et avec un budget qui doit dépasser le million rien qu'en frais d'inscription: environ 1500 participants, 150 présentations, 600 posters. Le slogan est "From research to reality". La conférence veut rester centrée sur la science, et si on n'est pas trop étroit d'esprit académisme en effet c'est de la recherche appliquée et des études. Beaucoup d'industriels (orateurs facile à reconnaître, ils lisent un texte approuvé par leur service de com), mais dans un esprit de partage des résultats.

Opening keynotes

Une proposition trop répétée qui m'énerve : Selon l'AIE, sans CCS la politique climatique coûte 70% plus cher. Pitié, on arrête la pseudo-science économique !

Nick Otter, GCCSI: "L'institut n'a qu'un an, mais on a la masse critique d'états membre, et on a déjà fait beaucoup pour partager l'information". Voyez leur liste des publications et jugez vous même, pour moi ils ont bien travaillé.

Shell: A modern natural gas power plant emits 50% less CO2 than a modern coal plant. They are cheaper and faster to build. And they are used only 49% of time (semi-baseload). Our priorities are: 1/ Natural gas 2/ Biofuels 3/ CCS 4/ Efficiency

E-On: On ouvre une new CCS coal plant à Rotterdam en 2012, avec CCS en 2015. Le support pour CCS onshore n'est pas évident, il faut qu'on fasse autrement qu'à Barendrecht. Il a beaucoup parlé de support social.

Minute de silence pour Stephan Schneider.

Anders Levermann, PIK: Climate change, the problems are what we don't know: extremes and regional impacts Plus tipping points. We are physically certain that sealevel will continue to rise. 2°C is choosen because 1° is already unfeasible, we have done 0.7 over the last century. Societies and economies will not be able to adapt to +4°C or more, everything will oscillate everywhere ! The CO2 budget approach: To have a 2/3 chance of remaining below 2°C, we can emit no more than 1 Trillion tons of CO2. Humanity has eaten 1/3 of the cake already. Les RCP scénarios, Representative Concentration Pathways, se représentent sur une échelle qui vaut 1 aujourd'hui. Il commence à parler sérieusement d'émissions négatives, biomass + CCS. Les renouvellables devraient suffire après 2050, donc la place du CCS est avant. Taux de fuite nécessaire inférieur à 0.1% par an, souhaitable 0.01% par an.

Keywan Riahi, IIASA: New energy scenarios and the role of CCS See study http://www.globalenergyassessment.org depuis 2008, under review currently. Still 2.5 billion people needs to be connected. Biomass cooking fuels still used a lot. Economic co-benefits of climate change policy: 40% of local air improvement costs, 50% of fossil fuels subsidies. Greater pollution control could improve life expectancy by 2 years in Asia. The burning embers diagram has been revised (Smith et al. PNAS 2009) and concerns have aggravated since 2001 . Oil is phased out by the end of the century in our scenarios. By 2050 CCS has a market share of 50% in power generation, and is used in transportation fuels plants Photo intéressante montrant la surface occupée pour transporter 50 personnes en voiture, en vélo, en bus (WBCSD 2005).

John Gale, IEA GHG; on the status of CCS (impression de lunettes roses ?)

Is it new ? CO2 separation at coal gasification plants has been operating for decades. CO2 pipeline transportation too. Injection of fluids into geological formation. Natural gas storage. Commercial applications: Sleipner (early start from idea), Weyburn (1st transboundary pipe), In-Salah, Snohvit (1st undersea pipe), Gorgon coming up @ 3MT/yr. These are the scale of demonstrators we need to see.

CO2 pipeline safety in USA; CRS report to congress 2007 "Mile per mile, CO2 pipelines appear safer" <== affirmation statistiquement contestable selon moi. De plus les pipes sont dans des zones peu peuplées, et la longueur unitaire des pipelines augmente le risque.

Well bores. Early lab research suggested that CO2/brine ate standard portland cement for breakfast. Field research proved otherwise, experimenters were wrong.

SCP = Surface Casing Pressure = bad. Correlated with oil price -> behavioral explanations

Natural analogues show that there can be CO2 leaks around faults, but they have very localized environmental effects. Pictures with fishes swimming through bubbles and adapted grasses re-growing in the middle of a bare patch. No firm evidence of large scale leakage from experiences so far. Only one project has identified surface seepage: Rangeley

Capture is operating at the 10-50 MWt scale, manufacturers say upscaling is not a problem.

Une mesure du rapport de force entre les nations dans la recherche sur le CCS

Il n'y a pas si longtemps, un organisme public français se demandait qui était la concurrence. Voilà:
USA 10.1
HOLLAND 6.25
NORWAY 5.4
UK 5.2
FRANCE 4.6
GERMANY 4.4
JAPAN 3.75
AUSTRALIA 2.75
CANADA 2.3
SPAIN 1.4
SWEDEN 1.0
SOUTH COREA 1.0
ITALIA 0.8
SUISSE 0.8
CHINA 0.75
Nombre de participants inscrits à GHGT-10, en pages. Non débiaisé des effets de voisinage, la conférence a lieu à Amsterdam.

samedi 18 septembre 2010

Contribution à l'étude d'opportunité sur le soutien à la CCS en France

Trois territoires en France sont particulièrement investis dans le développement de la technologie, tant en raison de leur géologie que de leur histoire industrielle et sociale:

  • Pour le Béarn, c'est un élément du plan de reconversion industrielle dans la vallée du Gave de Pau, Pyrénées Atlantiques (64). Après 50 ans d'exploitation, la fin de vie économique du gisement de gas naturel de Lacq est annoncée pour 2013. Le projet pilote CCS intégré de Total contribue à la redéfinition de la plateforme de Lacq comme centre de formation et de recherche. Avec le projet Crétacée 4000 et le développement très récent d'une usine de traitement des effluents industriels c'est la seule région de France où l'injection géologique au sens large est déjà valorisée économiquement. Des structures comme le pôle de compétitivité Avénia, le parc industriel CHEMPARC, l'association APESA sont déjà en places et travaillent sur le sujet, en collaboration avec les compétences reconnues des firmes comme Total et Air Liquide, ou de l'Université de Pau.
  • Le Grand Paris, c'est à lire la vallée de la Seine jusqu'au Havre, est impliqué à double titre. D'une part, les capacités de stockage les mieux étudiées en France sont celles dans le bassin parisien. Le volume de stockage disponible dans le sous sol national peut être vu comme une ressource naturelle valorisable: l'utiliser pour stocker du CO2 permet d'éviter le recours à des permis d'émission (ETS EUA) valant actuellement autour de 15€ la tonne et appelés à devenir plus rares. Les flux injectés se mesurent typiquement en millions de tonnes par an. La communauté de communes du Havre met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de redéveloppement du Port et de la zone industrielle associée dans laquelle le CCS joue un rôle important. La création d'une Chaire Industrielle de Recherche avec de grands industriels, l'Université du Havre et la majorité des établissement compétents au niveau national, l'organisation de conférences nationales et internationales sur le sujet, l'accueil de plusieurs projets de recherche et démonstration montrent l'importance accordée par ce territoire à la technologie.
  • La Lorraine pourrait accueillir le seul projet au monde de démonstration industrielle du CCS pour la sidérurgie. Prévu à Florange, il est porté par Arcelor Mittal dans le cadre du programme de recherche ULCOS 2. L'importance de cette industrie dans la région et pour le pays est historique et reconnue au plus haut niveau.

Le développement de la technologie CCS fait l'objet d'une compétition intense entre les pays développés. A titre d'exemple, le projet FutureGen 2 aux États-Unis, un rétrofit d'une centrale électrique au charbon avec l'oxycombustion, vient de recevoir une promesse d'aide gouvernementale à hauteur de 1 milliard de dollars. Les anglais relancent leur compétition pour des démonstrateurs industriels avant la fin de la décennie. La France est bien présente dans cette compétition, comme le montre l'engagement autour de Pau, du Havre, à Florange. Trois spécificités nationales peuvent être soulignées:

  • Dans notre pays, du fait de l'importance des énergies nucléaire et de hydrauliques, le CCS concerne davantage les établissements industriels que des centrales électriques à partir d'énergies fossiles. Toutefois le potentiel d'utilisation domestique n'est pas négligeable: la base industrielle même si elle tend à diminuer reste à l'échelle du PIB de la France. La CCS est critique pour beaucoup d'industries qui n'ont pas de technologie alternative. La sidérurgie et la raffinerie sont deux secteurs bien ouverts au commerce international et où la contrainte environnementale de réduction des émissions de CO2 pourrait jouer sur la question de la localisation. La proximité du marché ou de la ressource sont plus importants pour la production d'électricité, de papier et de ciment, mais tous ces secteurs se posent déjà la question du coût du CO2.
  • Beaucoup de champions économiques français sont naturellement concernées par le CCS. On voit par exemple que le Club CO2 regroupe une bonne fraction des entreprises du CAC 40. Le CCS est déjà en train de redéfinir les conditions des marchés des énergéticiens et de leurs fournisseurs comme Air Liquide, Alstom, EDF, GDF Suez, Total. Au delà de l'énergie, ArcelorMittal, Lafarge, Rodhia ou encore Véolia sont impliquées dans la recherche, développement et démonstration.
  • Bien que les multinationales et les organismes de recherche français participent à des projets de stockage offshore, à ce jour la plupart des études concernant le stockage géologique en France visent le sous-sol métropolitain. On a peu exploré les options en off-shore dans la Zone Economique Exclusive. Ainsi contrairement à la mer du Nord, par exemple, les réservoirs géologiques éventuels sous la méditerranée sont peu connus.

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